
Tenir son téléphone en main au volant peut désormais coûter son permis partout en France. Depuis une instruction du ministère de l’Intérieur aux préfets de fin septembre 2026, chaque préfecture doit examiner la suspension du permis des conducteurs verbalisés le téléphone à la main, même sans autre infraction. La suspension va de 15 jours à 6 mois, en plus de l’amende de 135 € et du retrait de 3 points.
| Ce que vous risquez | Chiffre clé |
|---|---|
| Amende forfaitaire | 135 € (90 € minorée, 375 € majorée) |
| Points retirés | 3 points |
| Suspension administrative | 15 jours à 6 mois |
| Zone concernée | Toute la France |
| Suspension par le juge | jusqu’à 3 ans |
| Conduire pendant la suspension | jusqu’à 2 ans de prison et 4 500 € |
Exemple concret : un conducteur contrôlé à un feu rouge, téléphone en main pour lire un message, peut recevoir l’amende, perdre 3 points, puis recevoir un courrier du préfet suspendant son permis pour 15 jours ou plus.
La suspension du permis pour téléphone au volant n’est plus réservée à quelques départements. Le ministère de l’Intérieur a demandé fin septembre 2026 à tous les préfets d’examiner systématiquement cette sanction, au cas par cas.
Jusque-là, une vingtaine de préfectures appliquaient déjà cette mesure, dont les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais, la Charente-Maritime, les Deux-Sèvres, l’Yonne et l’Ardèche, comme l’indiquait le site Ma Sécurité du ministère de l’Intérieur. Ailleurs, le téléphone seul n’entraînait en pratique que l’amende et le retrait de points.
| Avant fin septembre 2026 | Depuis fin septembre 2026 | |
|---|---|---|
| Téléphone seul : suspension par le préfet | Dans une vingtaine de départements | Dans tous les départements |
| Téléphone + autre infraction | Rétention et suspension possibles | Rétention et suspension possibles |
| Amende et points | 135 €, 3 points | 135 €, 3 points |
Ce n’est pas une nouvelle loi : les textes existaient déjà (articles R412-6-1 et L224-7 du Code de la route). Ce qui change, c’est leur application dans tout le pays.
Lire un message au volant multiplie par 23 le risque d’accident.
Ce chiffre est celui de la Sécurité routière, qui estime aussi que téléphoner en conduisant multiplie ce risque par 3.
L’usage d’un téléphone tenu en main est une contravention de 4e classe : 135 € d’amende et 3 points retirés. S’y ajoute désormais, partout en France, un risque de suspension du permis par le préfet, puis éventuellement par le juge.
| Sanction | Ce que prévoit le texte |
|---|---|
| Amende forfaitaire | 135 € (90 € si payée vite, 375 € si majorée) |
| Amende maximale devant le juge | 750 € |
| Points | 3 points retirés automatiquement |
| Suspension administrative (préfet) | 15 jours à 6 mois en pratique |
| Suspension judiciaire (juge) | Jusqu’à 3 ans, éventuellement limitée à la conduite hors activité professionnelle |
Sources : article R412-6-1 du Code de la route, Sécurité routière.
Attention : une suspension de plus d’un mois impose une visite médicale avant de reprendre le volant, selon Service-Public.fr. Aucun « permis blanc » n’est possible pendant une suspension administrative.
Si le téléphone est la seule infraction, le permis n’est pas retiré sur place : le préfet peut ensuite suspendre le permis par courrier. Si le téléphone s’accompagne d’une autre infraction, les forces de l’ordre peuvent retenir le permis immédiatement.
| Téléphone seul | Téléphone + autre infraction | |
|---|---|---|
| Retrait du permis immédiat | Non | Oui, rétention de 72 h (art. L224-1) |
| Qui suspend ? | Le préfet, après coup (art. L224-7) | Le préfet, dans les 72 h (art. L224-2) |
| Durée maximale de la suspension | 6 mois | 6 mois |
| Droit de conduire en attendant | Oui, jusqu’à la notification | Non |
Les infractions qui, combinées au téléphone, permettent la rétention du permis sont listées par la Sécurité routière :
La durée d’une suspension administrative s’impute sur celle que le juge pourrait prononcer ensuite. Le détail des suspensions est expliqué dans notre article sur le permis suspendu.
L’interdiction vise le téléphone tenu en main et tout appareil placé à l’oreille. Les systèmes intégrés au véhicule restent autorisés. Être arrêté à un feu ou dans un embouteillage ne protège pas : le véhicule est toujours considéré « en circulation ».
| Situation | Autorisé ? |
|---|---|
| Téléphone tenu en main, même pour lire un message | Non |
| Écouteurs, oreillette, casque | Non |
| Kit mains libres intégré au véhicule | Oui |
| Arrêté à un feu rouge ou dans un bouchon | Non |
| Garé sur une place de stationnement | Oui |
La Cour de cassation a jugé le 23 janvier 2018 qu’un véhicule momentanément arrêté sur une voie de circulation reste « en circulation », comme le rappelle la Sécurité routière.
Oui. La suspension du préfet est une décision administrative : elle se conteste devant le préfet ou devant le tribunal administratif, dans un délai de 2 mois. L’amende et le retrait de points se contestent séparément, dans un délai de 45 jours ou plus selon la verbalisation.
| Ce que vous contestez | Comment | Délai |
|---|---|---|
| La suspension du préfet | Recours devant le tribunal administratif | 2 mois après la notification |
| La suspension, en urgence | Référé-suspension devant le juge administratif | Dès que possible |
| L’amende et les 3 points | Requête en exonération ou réclamation | 45 jours ou plus selon la verbalisation |
Les points examinés par un avocat spécialisé :
Avant de payer : payer l’amende vaut reconnaissance de l’infraction et entraîne le retrait des 3 points. Si votre solde de points est faible ou si vous êtes en permis probatoire, faites d’abord analyser votre dossier par nos avocats partenaires.
Allopoints vous met en relation avec un avocat spécialisé en droit routier pour examiner la suspension et l’amende avant l’expiration des délais.
Oui. Depuis fin septembre 2026, tous les préfets examinent la suspension du permis pour un téléphone tenu en main, même sans autre infraction. La durée va de 15 jours à 6 mois.
3 points, avec une amende forfaitaire de 135 €.
Oui. Un véhicule arrêté à un feu ou dans un embouteillage reste « en circulation ». Seul un véhicule garé sur une place de stationnement est hors de l’interdiction.
Non. Tout appareil placé à l’oreille est interdit. Seuls les systèmes mains libres intégrés au véhicule sont autorisés.
Non. Aucun aménagement n’est possible pendant une suspension administrative. Conduire malgré la suspension est un délit puni de 2 ans d’emprisonnement et 4 500 € d’amende.
2 mois à compter de sa notification, devant le tribunal administratif. Un recours gracieux auprès du préfet est aussi possible.